Sécurité
- L’armée malienne a annoncé mardi avoir tué deux chefs terroristes, Ahmad Lamine Ag Hoga et Badaye Ag Elmehfi, au cours d’opérations aériennes menées à Kidal, dans le nord du Mali, durant la nuit du 17 au 18 mars. Les opérations aériennes ont été déclenchées contre les deux chefs terroristes en guise de représailles contre des “actes odieux” qu’ils ont commis à l’endroit “de paisibles citoyens”, a expliqué l’armée dans un communiqué. Depuis 2012, le Mali est confronté à une profonde crise multiforme qui se manifeste par des insurrections indépendantistes, des incursions djihadistes et des violences intercommunautaires ayant fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.
- L’exploitation des renseignements et la traque des groupes terroristes continuent sur l’ensemble du territoire national, peut-on lire dans un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) rendu public ce lundi 17 mars sur ses plateformes numériques. La source sécuritaire indique que les guetteurs aériens ont recherché, localisé et confirmé la présence de terroristes à bord de pick-up, dont six équipés de mitrailleuses 12,7 et 14,5 mm en provenance de l’Est, dans le secteur de Inelou sur un puits à 80 Km au Nord de Razelma. Et d’ajouter qu’un refuge a également été repéré à 50 Km au Nord-Ouest de Lerneb, dans la Région de Tombouctou. Dans l’après-midi du 16 mars 2025, selon la hiérarchie militaire, des frappes aériennes ont visé des regroupements terroristes dans un camp de transit localisé et surveillé dans le secteur de Lougmeiza à 109 Km au Nord-Ouest de Léré, Région de Tombouctou. L’Armée précise que le bilan provisoire observé fait état de 11 terroristes neutralisés, plusieurs blessés évacués vers l’Ouest et trois pick-up détruits.
- Les Forces armées maliennes (FAMa) renforcent leurs actions pour sécuriser et stabiliser le territoire national. Dans un communiqué publié ce jeudi 13 mars 2025 sur les réseaux sociaux, la Direction de linformation et des relations publiques des Armées (DIRPA) a détaillé les récentes avancées. Depuis le 10 mars 2025, des cibles terroristes ont été éliminées et leurs bases logistiques démantelées dans les forêts de Bozola, Sota, Sounga-Mar-Ka, Wolon et Dougouni, situées près de Macina (région de Ségou). Selon la DIRPA, ces combattants, neutralisés lors dopérations terrestres, étaient impliqués dans des exactions répétées contre les populations locales. Par ailleurs, des frappes aériennes ont été conduites contre des groupes armés harcelant les civils de Nouh Bozo, dans le Cercle de Diafarabé (région de Mopti). Plusieurs de leurs caches ont été détruites, limitant ainsi leur capacité opérationnelle. Une mission offensive de 48 heures a également été menée dans les secteurs dIn-Aarabane et dIn-Ekar (région de Ménaka). Cette intervention a permis de démanteler une base logistique stratégique, de saisir du matériel militaire et de mettre hors détat de nuire de nombreux assaillants.
- Les Forces armées maliennes (FAMa) poursuivent les opérations de sécurisation et de stabilisation du territoire national. Le vendredi 14 mars 2025, l’exploitation de renseignements fiables, des frappes aériennes ont détruit une base terroriste dans une forêt située à 15 Km au Nord de Gueledjé, Cercle de Toguéré-Koumbé, dans la Région de Ségou, a annoncé samedi dernier la Direction de l’Information et des Relations publiques (Dirpa), dans un communiqué sur les plateformes digitales. Selon la source sécuritaire, les recoupements ont permis de déterminer que ce refuge était sous le commandement de Cheick Oumar, un responsable de premier plan de la Katiba Macina. Il abritait de nombreux combattants terroristes et d’importants moyens logistiques. Après une longue surveillance et un bon ciblage, des actions aériennes coordonnées ont permis d’obtenir un bilan significatif, réduisant ainsi la capacité de nuisance de ce groupe terroriste, explique le document.
Politique et Affaires Nationales
- Le 18 mars 2025, les autorités maliennes ont annoncé le retrait du Mali de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), mettant fin à des décennies de coopération avec cette institution. Cette décision, motivée par la suspension du Mali après le coup d’Etat de 2020 et l’absence de soutien de l’organisation, a été justifiée par le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop dans une lettre de notification dénonçant une « marginalisation injuste du pays » alors que le Mali a toujours partagé ses idéaux. Mais quelles sont les conséquences concrètes de ce retrait ? Quels secteurs sont touchés et que perd réellement le Mali? L’OIF a longtemps soutenu l’éducation au Mali, notamment à travers des programmes de formation des enseignants, la promotion de la langue française et des initiatives en faveur de la scolarisation des filles. Le retrait du pays signifie une perte de financements et les opportunités de formation pour les jeunes.
- Depuis cinq ans, le Mali vit une transition politique. Après plusieurs décennies de démocratie, le pays est désormais dirigé par des militaires qui promettent stabilité et souveraineté. Mais qu’en est-il de la liberté d’expression, pierre angulaire de tout régime démocratique? Depuis l’arrivée des militaires au pouvoir en 2020, plusieurs journalistes et activistes ont été inquiétés pour leurs opinions. Des médias ont été suspendus. Des radios internationales, naguère très écoutées, ont été interdites de diffusion, accusées de propager de la désinformation ou de nuire à la cohésion nationale. Dans ce contexte, nombreux sont ceux qui préfèrent l’autocensure plutôt que de risquer des représailles. Critiquer ouvertement les autorités est devenu périlleux, et certains opposants politiques ou figures de la société civile ont été arrêtés ou contraints à l’exil. Les manifestations de contestation sont rarement tolérées, et les réseaux sociaux sont surveillés.
- La tenue des pourparlers avec la République démocratique du Congo (RDC), prévus mardi à Luanda, capitale angolaise, est “devenue impossible”, a déclaré lundi le Mouvement du 23 mars (M23), via un communiqué. “En conséquence, notre organisation ne peut plus poursuivre sa participation aux discussions”, a déclaré la rébellion, à la veille d’une négociation directe avec le gouvernement de la RDC, prévue mardi à Luanda. Cette négociation a été facilitée par le président angolais Joao Lourenco, acteur clé du Processus de Luanda, un mécanisme de paix soutenu par l’Union africaine (UA). “Les sanctions successives imposées à nos membres, y compris celles adoptées à la veille des discussions de Luanda, compromettent gravement le dialogue direct et empêchent toute avancée”, a déclaré le M23, en faisant référence aux sanctions annoncées lundi par l’Union européenne (UE) à l’encontre de certains dirigeants du M23 et de commandants militaires rwandais, dont le leader politique du M23, Bertrand Bisimwa.
- Le jeudi 13 mars 2025, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a fait le point sur la présidence malienne de l’Alliance des États du Sahel (AES), à quelques mois du prochain sommet. Le Président de la Confédération des États du Sahel était accompagné, à cette occasion, de huit (08) membres du Gouvernement, dont les ministres des Départements concernés par cette question. Il s’agit, entre autres, du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général Sadio CAMARA, du Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, M. Abdoulaye DIOP, et du Ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni SANOU. C’est en sa qualité de Président de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) que le Président GOÏTA a présidé cette réunion de haut niveau au Palais de Koulouba. Les échanges ont porté sur le bilan des activités menées dans les secteurs prioritaires durant cette présidence malienne de l’AES, depuis le premier sommet tenu en juillet 2024 à Niamey, au Niger. Au cours de la rencontre, le Chef de l’État a été largement informé sur les avancées enregistrées dans les trois piliers essentiels de l’AES: Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement. Les chefs des départements concernés ont mis en évidence les progrès réalisés dans ces domaines.
Relations Internationales
- L’ambassadeur du Qatar au Mali Ahmed Abdul Rahman Al Senaidi a offert le mardi 18 mars une cérémonie de rupture collective de jeûne à l’hôtel de l’Amitié de Bamako. Une cérémonie qui a enregistré la présence du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale Abdoulaye Diop, de nombreux diplomates accrédités au Mali, des représentants des confessions religieuses et des organisations de la société civile. En accueillant tout ce beau monde pour cette rupture collective, l’ambassadeur du Qatar au Mali, Ahmed Abdul Rahman Al Senaidi a saisi cette occasion pour rappeler l’importance du mois de ramadan : ” Le mois de ramadan est un mois béni par Allah, dans ce mois il Ya une nuit qui s’appelle la nuit du destin, Dieu a qualifié cette nuit qu’elle est meilleure que mille mois. Le ramadan est un mois de pardon, d’amour, de solidarité, de partage, de vivre ensemble, de repentance, est aussi un mois de tisser les liens familiaux.”
- Le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE, a accordé, ce jeudi 20 mars 2025, une audience à Son Excellence Monsieur Driss ISBAYENE, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume du Maroc au Mali. Entre le Mali et le Maroc, la coopération est séculaire et porte sur plusieurs domaines de la vie des deux Nations. Aussi, les autorités de ces deux pays multiplient-elles les contacts pour explorer l’immense potentiel du champ de leur coopération. C’est dans le cadre de ces contacts périodiques que le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile a ouvert ses portes ce matin au diplomate marocain. Lequel, dans ses propos liminaires, a exprimé sa gratitude envers le Ministre pour sa grande disponibilité. SEM Driss ISBAYENE a notamment relevé l’excellence de la coopération entre le Royaume du Maroc et la République du Mali. Le diplomate marocain a aussi souligné l’importance des accords bilatéraux qui lient nos deux pays, toute chose qui renforce le partenariat gagnant-gagnant entre les secteurs publics et privés de nos deux nations.
- Suite aux évènements qui se sont produits en début de ce mois de mars, avec le rapatriement de plusieurs de nos compatriotes par les autorités mauritaniennes, le ministre Mossa Ag ATTAHER s’est adressé à la population malienne à travers un communiqué en date du 07 mars dernier. Le ministre a notamment rassuré les Maliens de la mobilisation d’une mission conduite par le Délégué général des Maliens de l’Extérieur à l’effet d’accueillir et d’apporter un soutien financier et matériel d’urgence aux premiers arrivants. Et d’en déduire au passage là preuve que les compatriotes victimes du rapatriement sont l’objet d’une prise en charge adéquate tant du côté des autorités maliennes que mauritaniennes. Au regard des risques d’escalade et de tensions diplomatiques (situation diplomatique déjà fragile) entre le Mali et la Mauritanie, ministre en charge des Maliens Etablis l’Extérieur appelle au calme et invite ses compatriotes à éviter les provocations.