Observatoire Mali (26 mai – 01 juin, 2025). Sécurité et politique nationales

Sécurité

  • Dans la semaine écoulée, les agents de la Direction du Renseignement et de la Lutte contre la Fraude (DRLF) des Douanes maliennes a saisi 19 cars de transport contenant des fausses plaques d’immatriculation. Ainsi, en moins d’une semaine, il s’agit d’un 3e exploit mis au compte des Hommes du DG, l’inspecteur Général Amadou Konaté après des saisies de devises au-delà du seuil réglementaire autorisé à l’exportation sans déclaration préalable à l’Aéroport international Président Modibo Keïta. Les douaniers sous la direction de l’Inspecteur Général Amadou Konaté sont déterminés à lutter efficacement contre la fraude ainsi que de protéger l’économie nationale. Et à faire respecter les textes du pays. En témoigne une fois de plus, cette saisie des éléments de la DRLF. En effet, ceux-ci ont procédé à l’interception de 19 autocars qui avaient à bord des fausses plaques d’immatriculation. Selon notre source, ces cars appartiennent à une société de transport de la place. Puis, les investigations minutieusement menées révèlent que ces véhicules circulaient avec de fausses cartes grises et de fausses plaques d’immatriculation, en infraction flagrante avec les règles douanières et administratives du Mali.

  • D’abord à l’est, puis au centre et maintenant à l’ouest du pays, les groupes armés s’attaquent ces derniers temps aux sites miniers et les entreprises de construction. Une alerte que les autorités de la transition doivent prendre au sérieux pour non seulement préserver cette ressource cruciale pour l’économie malienne, mais aussi et surtout empêcher les forces du mal de mettre la main sur une source de financement qui pourrait les aider à propager davantage la terreur au sein de la population. Par peur des forces de défense et de sécurité déterminées, les terroristes poltrons changent de méthode pour semer la psychose en s’attaquant aux entreprises de construction et aux sociétés minières. Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, l’on peut voir des engins de constructions de l’entreprise de construction COVEC en train d’être calciner, en ce samedi 24 mai 2025. Les faits se sont déroulés entre Tringa-Maréna et Dialaga dans la région de Kayes ou ils se sont attaqués aux matériels de construction de l’entreprise COVEC en chantier dans cette zone. La vidéo montre plusieurs matériels dont des Caterpillar et autres logistiques de l’entreprise en feu.

  • Le Centre international de conférences de Bamako a accueilli, sous la présidence du Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, la rencontre du Comité ministériel en charge du pilier “Développement” de la Confédération des États du Sahel (AES). Étaient présents à la cérémonie d’ouverture le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Zeine, le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Aboubacar Nakanabo, plusieurs membres des gouvernements des trois pays membres, ainsi que des partenaires techniques et des experts. Dans son allocution, le ministre Nakanabo a salué la création de la Banque confédérale d’investissement pour le développement (BCID-AES), qu’il a qualifié de symbole de souveraineté. Il a souligné que les travaux en cours permettront de franchir un cap important dans la réflexion et la mise en œuvre des politiques de développement de l’AES.

  • Les Douanes maliennes restent inébranlables et de marbre face aux nombreuses portes ouvertes du trafic illégal, l’étendue du marché du faux et de la fraude et les niches fiscales qui échappent au contrôle. Ni plus ni moins. Malgré tous ces défis, elles arrivent à réaliser des recettes record, année après année. Ce qui justifie son leadership sous-régional. Une fois n’est pas coutume ! À nouveau, le Directeur Général des Douanes maliennes, Amadou Konaté, fait la une des journaux pour ses actions remarquables. Le chef des soldats de l’Économie, Inspecteur général et vice-président de l’OMD-AOC (Organisation mondiale des douanes de la Région de l’Afrique occidentale et centrale), incarne L’ASSURANCE avec une détermination sans faille, pour consolider les résultats de sa structure : la Douane, un pilier central de la stabilité économique et territoriale du Mali.

Politique et Affaires Nationales

  • L’ancien Premier ministre sort de son silence deux semaines après la dissolution des partis politiques au Mali par les autorités de la Transition. Il avertit les autorités de la transition et lance un appel à la justice malienne. Dans un communiqué rendu viral, sur les réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre de la transition de 1991, ne part pas avec le dos de la cuillère. Il qualifie la dissolution des partis politiques de grave décision et qui vise, selon lui, à franchir une étape de plus dans une vaine tentative de faire marche arrière à la ‘’Roue de l’Histoire’’. Cela, dit-il, en remettant en cause l’un des acquis majeurs de la ‘’Révolution démocratique et populaire du 26 mars 1991’’. Pour M. Sacko, « C’est le lieu d’encourager les compatriotes, parlant des anciens responsables de partis politiques sous le leadership de Me Mountaga Tall, qui ont intenté des actions en justice en annulation du décret présidentiel du 13 mai 2025 portant abrogation de la Charte des partis politiques au Mali ».

  • Le nouveau Vérificateur général du Mali, Abdoul Aziz Aguissa, a été nommé le 16 mai 2025. M. Aguissa prend les rênes du Bureau du Vérificateur général pour un mandat de 7 ans avec la mission de surveiller la gestion des fonds publics. Il prêté serment devant la Cour suprême. Administrateur civil et membre du corps préfectoral, M. Aguissa, avant sa nomination, occupait le poste de Secrétaire général du BVG, ce qui lui a conféré une connaissance approfondie des mécanismes de contrôle et des enjeux liés à la gestion des ressources publiques au Mali. Son expérience au sein du BVG et sa connaissance des rouages de l’administration malienne seront des atouts majeurs pour lui permettre de contribuer à renforcer la transparence et l’intégrité dans la gestion des finances publiques. Sa nomination à ce poste, suite à un appel à candidatures, intervient dans un contexte de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Le nouveau Vérificateur général est titulaire d’un doctorat en droit public obtenu en 2014 à l’Université de Grenoble Alpes en France sur le thème : « Les réformes institutionnelles maliennes face aux enjeux de la bonne gouvernance.

  • Désormais condamnés à s’exprimer en tant que simple citoyen, les hommes politiques multiplient les communiqués et déclarations. Souvent en tant qu’avocat, ancien premier ministre, mais jamais de président de parti politique. La dissolution des partis politiques et associations à caractère politique par les autorités de la Transition est passée par-là. Disparu des radars depuis un bon moment, l’ancien Premier ministre de la Transition 1991-1992 en profite, lui, pour sortir de son mutisme. Il s’y est pris par un communiqué de presse en date du 22 Mai, dans lequel il remet en question la dissolution des partis politiques. Selon lui, la mesure remet tout simplement «en cause l’un des acquis majeurs de la Révolution démocratique et populaire du 26 mars 1991 arrachés au prix de la sueur, des larmes et du sang de centaines de nos compatriotes». En tentant de faire passer des défis de gouvernance pour un échec de la démocratie et des acteurs politiques, les autorités s’engagent, dans une voie sans issue, selon l’ancien PM pour qui «Il est illusoire de tenter d’étouffer tout débat public sur les enjeux multisectoriels auxquels le peuple malien est confronté, y compris la nécessité d’un calendrier réaliste pour un retour à l’ordre constitutionnel. Et ça n’est pas tout. Toujours selon « Zou », « tenter de limiter par le fait du Prince le nombre de Partis politiques relève de la quadrature du cercle d’autant plus que l’émiettement de la superstructure politique est largement le reflet de l’émiettement du substrat économique et social de notre pays».

  • Le 6 juillet prochain, le Chef de l’État du Mali achèvera son année de présidence à la tête de la Conférence des Chefs d’État de la Confédération AES. D’ores et déjà, le Général d’armée Assimi Goïta a engrangé des résultats significatifs dans les domaines de la sécurité, de la défense, de la communication et du développement. Sur ce volet, la semaine écoulée a été marquée par deux événements majeurs : la réunion des ministres chargés de l’Économie et des Finances de la Confédération et la 13è session du Conseil des ministres de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako Gourma. Ces deux rencontres ont accéléré, à la Vitesse grand V, le processus de mise en place d’une architecture économique et monétaire pour la Confédération. Sur ce volet, la semaine écoulée a été marquée par deux événements majeurs : la réunion des ministres chargés de l’Économie et des Finances de la Confédération et la 13è session du Conseil des ministres de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako Gourma. Ces deux rencontres ont accéléré, à la Vitesse grand V, le processus de mise en place d’une architecture économique et monétaire pour la Confédération.

  • Elle est mal partie, mal gérée par certains démocrates. Venons-en aux faits. Nous sommes en 2002. Le second mandat du président Alpha Oumar Konaré, arrivant à son terme en avril 2002, ce dernier ne se représentera pas, respectant en cela une clause constitutionnelle qui limite à deux le mandat du président. Encore une exception malienne à l’heure où des présidents s’accrochaient au pouvoir (Gabon, Guinée en passant par le Tchad, Togo). Mais, et ce n’est pas là que l’histoire de la vie politique est importante pour comprendre le présent, non seulement Alpha ne se présente pas, mais il n’appuie, ni ne soutient aucun présumé dauphin. Son parti, l’ADEMA-PASJ (Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice) déjà miné par le départ fracassant de son ancien président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), qui a créé en juin 2001 le Rassemblement Pour le Mali (RPM), n’en finit pas d’exploser à l’approche de la présidentielle de 2002. Alpha semblant laisser faire avec un malin plaisir. Les militants et autres cadres de l’ADEMA s’entre- déchirent face à la pléthore de postulants à l’investiture du parti.

Relations Internationales

  • Nommé en avril 2019, l’ancien ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite au Mali, Khaled Mabrouk Fahad Al-Khalid avait présenté ses lettres de créance, le 21 mai 2019, à l’ancien président de la République, feu Ibrahim Boubacar Kéita. En octobre en 2024, le diplomate saoudien a définitivement quitté Bamako, après cinq ans de loyaux services rendus. Cela dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Royaume d’Arabie saoudite et la République du Mali. L’ambassadeur Khaled Mabruk Al-Khaled a travaillé à renforcer davantage la qualité des relations de coopération bilatérale et multilatérale entre Bamako et Ryad.

  • La coopération économique entre le Mali et la Chine continue de s’intensifier. Selon les chiffres publiés en avril 2025, le volume total des échanges commerciaux entre les deux pays a connu une augmentation significative de 1 milliard de F CFA, soit une hausse de 15 % par rapport à la même période l’année dernière. Cette progression témoigne du renforcement des relations économiques entre Bamako et Pékin, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’agriculture et des équipements industriels. Les exportations maliennes vers la Chine, essentiellement composées de matières premières telles que le coton et l’or, ont connu une légère hausse, tandis que les importations de produits manufacturés chinois équipements, véhicules, matériaux de construction se sont accrues de manière plus marquée. Selon un responsable du ministère du Commerce, cette dynamique s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique global entre les deux pays, renforcé ces dernières années par plusieurs accords bilatéraux et la participation du Mali à l’Initiative chinoise « La Ceinture et la Route »